Mini résumé

Rango est un Caméléon esseulé à l’arrière d’une voiture qui traverse la Sierra. Il se cherche, s’imagine en talentueux acteur shakespearien, enlace une poupée sans tête à qui il parle d’amour courtois, quand soudain – écart de route – son bocal est projeté dans les airs… Rango se retrouve seul face au désert et face à son destin… Pour la première fois sans doute…

Mini Critique

Il y avait d’abord la musique, entêtante, de Hans Zimmer : en fait, la musique d’un quatuor de hiboux en sombrero qui ponctue le dernier film de Gore Verbinski – et son premier film d’animation – que l’on avait laissé naguère aux prises avec le Pirates des Caraïbes. Les Hiboux chantent, tout au long du film, l’aventure hésitante de Rango qui – pour de vrai – s’invente un personnage de héros du Grand Ouest, un « Mon Nom est Personne », une sorte de John Wayne de pacotille, afin de gagner la confiance des trognes de Dust – Poussière la bien nommée – d’une petite ville paumée au milieu du désert, dont l’eau précieuse a mystérieusement disparu.

Et puis bien sûr, il y a Rango, évoluant dans un décors réel et interprété – incarné est le mot juste – par un Johnny Deep si présent à l’écran, que l’on plonge immédiatement avec lui dans un univers étonnant où se côtoient une lézarde mutique et séduisante, des taupes desperados, une torture politicienne véreuse et corrompue, un écureuil banquier douteux et un serpent tueur à gages, discret hommage à Lee Van Cleef et au personnage de Sentenza dans Le Bon, la brute et le truand .

Voilà un premier Western Spaghetti en anim’ pour les Grands qui nous emporte dans la quête de l’eau perdue que mènent les habitants désespérés de Dust, sous la conduite improvisée de Rango. Une chevauchée haletante, et émouvante dont Johnny/Rango nous donne la morale :

« No man walks out of his own story »…

Charlie
RANGO, de

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