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Mini résumé

A son retour d’Asie où elle assistait à la pose de la première pierre d’une usine de sa société, en pleine jungle, Beth Emhoff ne sent pas bien. Elle meurt quelques jours après avoir retrouvé sa famille, dans la banlieue d’une ville au nord des Etats-Unis. Au Japon, à Hong Kong et à Londres, d’autres personnes meurent brutalement dans d’affreuses souffrances. Alors que l’épidémie se propage, les autorités américaines et l’OMS à Genève, tentent de trouver une parade. Mais le virus s’étend de façon fulgurante, déclenchant une panique mondiale. Est-ce la fin du Monde ?

Mini critique

Beth – interprétée par une Gwyneth Paltrow quarantenaire en quarantaine – n’aurait jamais dû serrer la main boudiné d’un louche cuisinier chinois, qui venait de manipuler un cochonnet piqué de moustiques. Attention, Macao destination périlleuse !

Quant à Steven, il n’aurait jamais dû être tenté de suivre la démarche risquée de son estimé collègue Clint qui s’était enferré dans les terribles clichés du Film catastrophe avec le navrant « Au-delà » cliquez ici. Il fallait se méfier car il y a dans Contagions ici les mêmes ingrédients dont : un gentil Matt Damon qui tourne en rond – Mitch Emoff le mari éploré doit être le lointain cousin de Georges Lonegan – bien loin de The Bourn Ultimatum ici ; et une belle Marion Cotillard mise en haut de l’affiche pour un rôle somme toute assez secondaire qui nous rappelle Cécile de F. perdue après le raz-de-marée…

Ce casting international est censé appuyer un film choral au scénario poussif et fragmenté. On a parfois le sentiment qu’est projeté le digest d’une Série US, dont le montage en accéléré (de + 2 jours à + 131 jours après le début de l’épidémie) s’essouffle et nous ennuie.

Et puis, la morale qui pointe, après 25 millions de morts, est un peu tendancieuse. Le Mal venait de l’Est (pas les « Rouges », les « Jaunes »…). Et avec cette « globalisation », voilà qu’il allait emporter le modèle américain. Heureusement, il y avait encore quelques G.I.s. prêts à bloquer les routes et à refouler une population apeurée.

Un peu comme avant d’embarquer pour une destination lointaine, voici 4 bonnes raisons conseils pour ne pas choper le « virus »:

– Parce que Steven est bien loin de son film-choral « Traffic »…

– Pour éviter un terrible frisson d’ennui lorsque l’on réalise qu’ils ne sont pas tous morts du virus cochon/souris …

– Pour le contraste risible entre les scènes de l’avant et de l’après contagion, qui rappelle certaines scènes de la Série « V »  …

– Parce que les acteurs font des apparitions tellement clichées que l’on s’inquiète pour leur agent …

 

Safe trip !

Arthur A.
CONTAGION, de Steven Soderbergh