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Critique

Lors d’une pérégrination nocturne dans Rome, le héros de La Grande Bellezza croise la Fanny Ardant, actrice belle et mystérieuse. Elle l’est aussi dans Les beaux jours de Marion Vernoux avec, en supplément, un humour distancié et une proximité touchante. La réalisatrice filme avec délicatesse les relations d’une post-cougar qui assume son âge avec un homme plus jeune (Laurent Lafitte) et met en beauté le personnage qu’interprète Fanny Ardant. Caroline teste sans enthousiasme plusieurs activités censées occuper son temps libre mais c’est l’exaltation amoureuse qui la choisit, pendant un temps.

Une certaine poésie se dégage des scènes filmées dans la voiture -peut-être due au décalage des reflets sur les vitres et à la lumière particulière d’une plage du Nord. Même la partie industrielle du port de Dunkerque bénéficie de la douceur de la photographie.

Des années se sont écoulées depuis La femme d’à côté de François Truffaut et la tragédie a laissé place à un happy end -une certaine légèreté. Les mœurs ont changé. Peut-on voir un clin d’œil à l’affiche du film Le Lauréat lorsque l’image de la jambe de Caroline traverse une partie de l’écran ?

On imagine ce couple tenter la reconstruction avec un réalisme pragmatique, lors d’une nouvelle étape de la vie. La dernière séquence se déroule dans l’eau, au bord de la mer – origine de la vie  ou tourbillon qui balaie le passé ?

Daneel

Les beaux jours de Marion Vernoux