les contes de la princesse

Résumé

Elle est née dans une forêt de bambous. La jolie Princesse Kaguya est recueillie pas un couple de vieux paysans qui sont ébahis des changements si rapide de cette mystérieuse enfant. Sa beauté suscite bientôt l’engouement auprès de tous ceux qui la rencontrent et veulent l’épouser. Mais pas à n’importe quel prix.

Critique

Pour écrire ces quelques lignes, j’ai voulu en savoir plus sur Isao Takahata. Lorsque j’ai compris qu’il avait réalisé – en autre chose – la Série Candy (1974), première figure en France de Manga aux côtés de Goldorak et d’Albator, j’ai compris que son parcours et son univers, jusqu’à la dernière Quinzaine des Réalisateurs où était présentée « La Princesse Kaguya », méritaient que l’on s’y arrête un instant.

Isao Takahata, grand francophile et vieil habitué du Forum des Images dont il est un invité fréquent, est le co-fondateur des Studios Ghibli avec Hayao Miyazaki  myazaki  ici . Il a notamment réalisé un film d’une grande force sur les ravages de la guerre au Japon ici  montrant avec une rare crudité la violence des derniers moments du conflit dans le « Tombeau des Lucioles » (1988 – présenté en France presque dix ans plus tard en 1996) tiré du roman d’Akiyuki Nosaka.

Avec « L’histoire de la Princesse Kaguya », il s’inspire également d’une des plus anciennes légendes du Xème siècle au Japon :  ici « Le Conte du coupeur de bambou ». Il a voulu un dessin naturel, très éloigné des facilités des studios. Le trait est vif et donne un souffle étonnant à la nature qui entoure et stimule une Princesse mystérieuse née dans un bambou fluorescent.

Voilà une enfant qui grandit à la vitesse de la plante qui l’a portée. Devenue une bien jolie jeune fille, elle est trop vite prisonnière du désir de bien faire de son père adoptif qui rêve de la marier à de riches et puissants seigneurs. Naturellement, Kaguya se fane et s’étiole. Dans un dernier sursaut, elle rejette les avances outrancières de l’Empereur car elle sait où la mène son coeur.

Takahata saisit avec beaucoup de subtilité les changements imperceptibles qui entraine la jolie princesse dans sa quête. Il est difficile d’ignorer d’où l’on vient. Kaguya qui veut dire « lumineuse » est un jolie personnage de cinéma qui nous emmène décidément très loin. Dommage d’y voir, semble-t-il, la dernière production des Studios Ghibli.

Arthur

 

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