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Résumé

Combien d’injustices doit encore subir le pauvre Gianni ? De ses collègues de bureau, à son infecte voisine, jusqu’aux exigences impossibles de son ex-femme, les brimades qu’il vit au quotidien sont infinies. Il faudrait se mettre en colère et apprendre à se faire respecter, mais comment fait-on ?

Critique

Avec sa petite musique personnelle, le réalisateur Gianni di Gregorio revient dans ‘Bons à rien’ (Buoni a nulla), après nous avoir conté ses aventures dans ‘Le déjeuner du 15 août’ et ‘Gianni et les femmes’ ici . Il y joue également le rôle central, mais cette fois accompagné d’un autre personnage qui occupe beaucoup d’espace, Marco (interprété par M. Marzocca). C’est ce dernier qui se fait traiter de bon à rien par Gianni, guéri d’un certain comportement, et devenu ‘coach’ de son collègue de bureau. Le titre du film est réducteur, car leur défaut commun est de ne pas savoir dire ‘non !’, de ne pas s’affirmer face aux autres.

Ce feel-good movie pose des questions graves sur un ton léger avec des séquences de salsa. Cette comédie à l’italienne aborde la relation à l’autre dans plusieurs domaines : l’amour, l’entreprise (collègues transférant leur charge de travail, fin de carrière…), le voisinage (envahissant), la famille (qui veut organiser les choix de vie,…) et même les commerces (ce qui donne une séquence savoureuse de choix de pizza). Comme dans son précédent film, on profite de séquences en extérieur pour se promener à Rome, en particulier dans le quartier de Trastevere.

Gianni Di Gregorio qui travaille dans le monde du cinéma depuis l’âge de vingt ans aurait peut-être dû -comme son personnage- s’imposer beaucoup plus tôt et se lancer dans la réalisation. Il a fait son premier long-métrage à l’âge de cinquante-huit ans parce que personne ne voulait de son scénario. Pour lui, était-ce le premier jour du reste de sa vie de réalisateur ? Aujourd’hui on découvre son troisième film.

Un film à voir.

Daneel

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