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Résumé

Le parcours éducatif de Malony, de six à dix-huit ans, qu’une juge des enfants et un éducateur tentent inlassablement de sauver.

Critique

Le film ‘La tête haute’ d’Emmanuelle Bercot aurait pu prendre comme titre le nom du jeune héros et s’appeler ‘Malony’… car on pense à ‘Mommy’ (X. Dolan).

Mais la scène d’ouverture -émouvante- rappelle aussi le Jean-Pierre Léaud des images du casting des 400 coups. Dans le bureau de la Juge des Enfants (C. Deneuve) le petit de six ans annonce -par la seule agitation de ses regards inquiets- les incertitudes de la décennie qu’il va vivre.

Le lien exacerbé à la mère (Sara Forestier) est le carburant de cette énergie incontrôlable qui rythme ce film et ses personnages attachants. Le jeune Malony (Rod Paradot) nous entraîne dans ses colères aussi puissantes que les objectifs inatteignables qu’il s’impose. Sans père ni repères, l’adolescent doit être adulte à la place de sa mère instable, la protéger, mais aussi la distraire, comme le ferait un compagnon… quitte à enfreindre la loi pour l’amuser ou lui rendre service.

La juge et les éducateurs -bienveillants- déploient des efforts incessants pour tenter de canaliser et réinsérer ces jeunes dans des centres ouverts ou fermés. A quel prix ? La question est posée aux sens propre comme au figuré.

Tous les rôles sont interprétés avec beaucoup de conviction et de justesse, avec une mention particulière pour Benoit Magimel, en éducateur.

Le personnage principal crée une tension incessante dans le film, par le jeu de l’acteur et par les rebondissements du scénario. Un film à voir.

Daneel