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Avec ‘Contes italiens’, Vittorio et Paolo Taviani ont réalisé leur version (sévère mais juste !) de plusieurs nouvelles de Boccace. Le contraste est fort avec le ‘Décameron’ de Pasolini, adaptation joyeuse et débridée de la même œuvre littéraire.

Les deux octogénaires ont, quant à eux, choisi une approche très sombre et classique pour ce monument de la littérature transalpine. En particulier, les images de la ville ravagée par la peste sont traitées de manière très réaliste. A l’opposé, les paysages de la campagne toscane sont sublimés, d’une grande beauté. La photographie est irréprochable. Certaines scènes du film ressemblent à des tableaux, inspirés de Botticelli.

Les récits successifs donnent une impression de film à sketchs, dans la tradition italienne. Mais parfois le/la protagoniste d’une histoire quitte son statut de personnage pour s’insérer dans le groupe des jeunes Florentins ayant fui la ville et leur conter directement son histoire. Peut-être pour casser l’aspect linéaire et un peu théâtral de la narration ? A côté de jeunes acteurs au jeu naturel, on trouve des artistes plus connus comme Jasmine Trinca (‘Il grande sogno’), Riccardo Scamarcio (‘L’amour a ses raisons’, pour lire la critique cliquer ici) et Kim Rossi Stuart (‘Anni felici’, voir critique ) dans un rôle d’idiot du village.

Les frères Taviani contribuent au patrimoine littéraire italien avec un film austère, poétique.

 Daneel

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