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Ce sous-titre, emprunté à Ettore Scola, pourrait caractériser à la fois le film ‘Dobbiamo parlare’ et le lien qui unit depuis plusieurs décennies le cinéma italien à son public français. Au cinéma l’Arlequin, le festival ‘de Rome à Paris’ a permis de raviver ce lien en proposant une quinzaine films inédits d’Italie (le 28 au 31 janvier dernier).

Parmi ceux-ci le film ‘Dobbiamo parlare’ (Il faut qu’on se parle) met en scène deux couples amis. Le réalisateur Sergio Rubini (acteur dans ‘Qu’il est étrange de s’appeler Federico’ – lire la critique ici ) joue lui-même le rôle de Vanni, écrivain en panne d’inspiration aidé d’une ‘ghost-writer’ qui est sa jeune compagne Linda interprétée par Isabella Ragonese (‘Leopardi’, ‘Dix hivers à Venise’– lire la critique de ‘Dix hivers à Venise là). Ils s’apprêtent à sortir quand s’incruste un couple d’amis en crise, Costanza (Maria Pia Calzone) et Alfredo, joué par Fabrizio Bentivoglio (‘Scialla’– lire la critique ). Un peu à la manière du film ‘Le prénom’ d’Alexandre De La Patellière et Matthieu Delaporte, le jeu de billard peut commencer, relancé sans cesse par des rebondissements et dialogues pleins d’humour. La nuit sera longue.

Dans son esquisse des quatre caractères, le réalisateur en profite pour toujours apporter la contradiction aux propos des personnages et les égratigner en peignant les deux faces de leurs comportements. C’est aussi une réflexion sur le choix des parcours personnels et professionnels.

La force de cette comédie réside dans la forte implication des acteurs et l’alternance des situations des protagonistes sans oublier le rythme soutenu du film. Un beau moment.

Ce festival a permis au grand public d’accéder à des films transalpins trop rares sur nos écrans.

 Daneel

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